lundi 24 septembre 2007

Idiome du village

"On éteint les lumières ici. Mais l’histoire rebondit ailleurs !"
C'est par ces mots que Daniel Schneidermann signifie l'arrêt de sa contribution au Big bang blog, et annonce du même coup le retour d'Arrêts sur images, non pas en Poitou Charente (chez Ségolène ! ) mais sur Internet : @rrêts sur Images .
Sur ce nouveau site, toute l'équipe de l'émission défunte, du même nom, se retrouve. Et c'est avec un grand plaisir, que j'ai pu me plonger dans un nouvel article de Judith Bernard analysant les premiers mots de N. Sarkozy lors de sa dernière intervention (multi-)médiatique et télévisuelle le 20 septembre.
Je ne résiste pas à la tentation de vous en livrer l'intégralité :
Par Judith Bernard le samedi 22 septembre 2007
Si vous l’avez raté (mais est-ce seulement possible ?), voici un tout petit digest de la prose présidentielle entendue jeudi soir dans la lucarne. Une micro-dose de rhétorique sarkozienne, un échantillon de quelques minutes plongé dans mes petites éprouvettes perso.
En réponse à la question de PPDA sur la prise en compte ou nonde la pénibilité des tâches dans la réforme du régime des retraites, Sarkozy a commencé comme ça : '' « Écoutez : moi j’ai été élu par les Français pour résoudre les problèmes de la France. On m’a pas élu pour commenter les problèmes de la France ; on m’a élu pour trouver des solutions ».''
« Écoutez » : ça commence avec un phatique (qui n’a d’autre vocation que d’assurer le contact, ça n’a aucune valeur informative - de même que l’ explication à laquelle je me livre ici, que mes lecteurs fidèles connaissent par coeur). Phatique ultra-classique, qui présente l’avantage, par sa forme impérative, d’instaurer un léger, mais indiscutable, rapport de force entre celui qui le prononce et celui à qui il est adressé (c’est une forme adoucie de : fermez-la), et de ne coûter à son locuteur aucun effort cognitif (pendant qu’il le prononce, lentement, automatiquement, il gagne du temps, et économise sa pensée, occupée à former la suite de la phrase : toujours ça de gagné). Rien là que de très banal : tous les politiques l’emploient, pour les mêmes raisons, avec les mêmes effets.
Puis vient cet éloquent préambule, spécifiquement sarkozyste : « on m’a pas élu pour commenter les problèmes de la France, on m’a élu pour trouver des solutions », En d’autres termes : refus de la politique du « commentaire », qu’on pourrait appeler la métapolitique, au profit de la politique de l’action. On observera que disant cela, Sarkozy COMMENTE les motivations supposées de ses électeurs et son propre projet politique : il fait donc exactement la métapolitique qu’il prétend récuser. Ça s’appelle une antiphrase : ou l’art d’affirmer une « vérité » que le contexte énonciatif dément formellement. C’est une aberration ; mais avec un peu d’aplomb, ça passe pour une évidence.
Ça continue : « les Français s’inquiètent du financement de leurs retraites », « c’est un problème depuis des années », « il y a des décisions qui n’ont pas été prises toutes ces années, eh ben il faut les prendre. Tranquillement, simplement ». Tous ces énoncés n’ont aucune valeur politique dans le sens que Sarkozy vient de donner à sa fonction : ils ne formulent aucune solution. En dépit de son engagement initial, Sarkozy ne fait pas autre chose que commenter les problèmes des Français – et que dire alors de son engagement originel, celui du candidat promis au triomphe : « je ferai ce que j’ai dit, je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas ». A l’échelle de quelques phrases, et de quelques minutes, déjà, il n’y arrive pas (tout rhétoricien sait d’ailleurs qu’il est à peu près impossible de tenir ce genre de promesse, et qu’il vaut mieux s’abstenir de les faire).
Et ça continue : « je veux dire deux choses aux Français : d’abord il ne faut pas stigmatiser cette catégorie de Français (ie : les cheminots, les gaziers, les électriciens, les agents de la RATP : Sarkozy cite ces professions concernées par les régimes spéciaux, omettant évidemment d’évoquer les autres – on ne lui en voudra pas, personne n’en parle). Ils ne sont pas coupables ». Manquerait plus que ça : voici donc que par cette réfutation saugrenue (qui a dit que coupables, ils l’étaient ???), il en fait des victimes de quelque stigmatisation qu’il viendrait protéger de sa magnanime autorité. La victimophilie présidentielle est donc si grande qu’elle est prête à s’inventer des objets là où nulle victime pourtant n’est venue se plaindre ? « Je veux dire », insiste-t-il, se livrant à un classique exercice de… métalangage, ou l’art de commenter sa propre énonciation. Sarkozy aime décidément beaucoup le méta, quoi qu’il en dise.
Il aime aussi beaucoup l’autorité, la sienne surtout, puisqu’avec son adresse aux Français leur commandant de ne stigmatiser personne, Sarkozy est encore en train, l’air de rien, de donner un ordre (encore une forme adoucie de « fermez-la ») Il poursuit : « D’abord il y a la pénibilité de leur travail, ensuite il y a l’histoire des luttes sociales dans ce pays, ça compte, et lorsqu’ils ont été embauchés (à la ratp, à la sncf etc), ils ont trouvé un régime, ils ont trouvé un statut : il ne s’agit pas de les accuser de quoi que ce soit ». On aura compris que ces réfutations saugrenues (« il ne s’agit pas de les accuser ») sont des tropes communicationnels : Sarkozy fait ici semblant de parler à la France qui stigmatise (dont il postule, sinon invente, l’existence), tandis qu’il parle en réalité aux supposés stigmatisés, dont il fait ses victimes protégées : c’est l’équivalent d’une caresse sur la tête prodiguée à tous les bénéficiaires de régimes spéciaux.
Alors faisons le point : l’entretien est commencé depuis plusieurs minutes. Démarré en fanfare par le refus de la politique du commentaire, Sarkozy n’a pour l’instant fait que cela : commenter, commenter toujours, et il continue « Ils sont pas privilégiés parce que c’est des ptits salaires, et que c’est des boulots qu’sont difficiles. Et j’voudrais vous dire une chose, c’est qu’j’ai pas oublié l’attitude de ces fonctionnaires lors de la tempête de 1999 on était bien contents de les trouver, les électriciens, lorsque tout s’était effondré, et j’ai pas oublié le courage des agents de la RATP lorsqu’il y a eu les émeutes de 2005 ». Stop. On aura bien sûr noté au passage le glissement progressif, comme lors de chacune de ses allocutions télévisées, de raccourci syntaxique en apocope syllabique, vers ce que j’ai appelé jadis la langue du peuple (ou comment Nicolas Sarkozy joue l’idiome du village). Ainsi se construit sinon l’image, du moins le bruit de l’homme proche du peuple que l’avocat d’affaires a si bien imprimé dans l’imaginaire collectif, par quoi il a pu faire croire qu’il était l’ami des petites gens.
Mais j’arrête là décidément parce que cette allocution comme toutes les autres, je n’ai pas pu l’écouter en entier. Je ne supporte pas, je ne supporte plus la parole politique qui fait du bruit du bruit du bruit avant de parler, si l’on peut appeler « parler » la livraison, en passant, de la fameuse solution dont Sarkozy prétend que c’est la seule chose qu’on attend de lui: la solution tout le monde la connaît (alignement des régimes spéciaux sur le régime général, transition aménageable dans le temps avec prise en compte de la pénibilité, sans préciser ni sous quelle forme, ni dans quelle mesure) – et l’on peine toujours à comprendre qu’il faille tout ce barnum rhétorique pour finir par dire ce que tout le monde savait déjà.
Au fond RIEN ne s’est véritablement dit dans le passage que je viens de décortiquer. D’où l’intérêt de le décortiquer : car pendant qu’il ne nous disait rien, mais qu’il parlait tout de même, Nicolas Sarkozy faisait non seulement de la politique (celle qu’il récuse, celle qui ne fait que blablater), mais surtout de la rhétorique, l’air de rien : flattant les uns, commandant aux autres, dominant chacun et parlant comme tout le monde, il faisait passer mille messages à la minute, mille massages imprimant doucement, « tranquillement, simplement » comme il répéta beaucoup ce soir là, dans la masse molle de notre imaginaire l’empreinte forte, très forte, qu’il entend y laisser."
Qui est Judith Bernard? vous la connaîtrez mieux en regardant ceci:


Judith Bernard, BBB
envoyé par nicolasjouandet
Et aussi cette intervention pendant la campagne présidentielle :


Idiome du village
envoyé par X-_-X

dimanche 16 septembre 2007

Travailler plus ou travailler mieux ?


Le travail tue
envoyé par Davou
Le travail tue-t-il vraiment?
Les recentes affaires de suicides chez les cadres de grandes entrprises françaises (reconnue, au moins pour l'une d'entre elles, en accident du travail) semblent malheureusement le confirmer.
Face à ce problème, les politiques me semblent encore et toujours en décalage : après le travailler moins (les 35 heures), on nous sert le travailler plus (pour gagner plus - à verifier!-)!
"les Français, (...) seraient plus prompts que les autres à mêler les sphères privées et professionnelles pour se "réaliser". Selon l'Observatoire international des salariés (TNS-Sofres), quand les Anglo-Saxons ont une vision très utilitaristes du travail (un gagne-pain pour 76 % des Américains, pour 51 % des Européens), les Français noueraient une relation au travail plus affective. Pour 56 % de ceux-ci, le travail est d'abord une source de contacts humains (pour 33 % des Américains, pour 45 % des Européens). Un investissement affectif, donc souvent déçu. Un quasi dépit amoureux. A moins que la belle, et le management, soient... étrangers."
Alors le bonheur au travail, c'est pour quand ?...

A lire :

© Le Monde.fr

samedi 18 août 2007

Retour à la case Rentrée

L'horizon de la Rentrée s'approche.
Déjà quelques nuages gris s'amoncellent.
Un des thèmes de l'actualité sera à n'en point douter le développement de la vidéosurveillance dans notre pays avatar de la surveillance, et avant l'autosurveillance pour être conforme à la norme.
Jacques Attali, dans son livre "Une brève histoire de l'avenir", nous éclaire sur ces concepts.
A lire absoluement, il reste quelques jours encore, avant la rentrée !...

dimanche 15 juillet 2007

Les vacances

Ce blog est en vacance !
En attendant de se retrouver, je vous offre l'apéro et les cigales...
@bientôt sur Bloguons !


Cigalon
envoyé par tece62

La fin des vraies blondes !


Paradoxe : dans les prochaines décennies, la proportion de blond naturel va aller en s'amenuisant, et, pourtant, le mythe pourrait bien grandir. Déjà, en Europe, une femme sur trois se teint les cheveux dans une nuance de blond, alors que, selon Joanna Pitman, auteur de l'ouvrage Les Blondes (Autrement, 2005), seul "un adulte sur vingt aux Etats-Unis et à peu près la même proportion en Europe" ont cette vraie couleur.

La fin des vraies blondes ?
LE MONDE | 14.07.07

© Le Monde.fr

samedi 14 juillet 2007

surprise patrie.

Vu sur Rue89

"Le défilé militaire ce matin et le concert en plein air ce soir ne nous conviennent pas!" 300 militants se sont donc réunis samedi après-midi à Paris pour organiser une Fête nationale alternative et humoristique. Attac, Anti-OGM, Sortir du nucléaire, Vélorution, collectifs de sans-papiers...

mercredi 11 juillet 2007

Caméras de surveillance


La CNIL dénonce l'« endormissement » sur les libertés.
Au moment où le gouvernement songe à multiplier les caméras pour lutter contre le terrorisme, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) lance "une alerte à la société de surveillance" qui menace "la protection des données et nos libertés", dans son rapport d'activité publié lundi 9 juillet. "L'innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers (...). Les individus sont tentés par le confort qu'elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts", met en garde le président de la CNIL, Alex Türk.
Dans un chat au Monde.fr, ce mercredi, le président de la CNIL revient sur la publication du rapport "Alerte la société de surveillance" qui met en garde sur l'utilisation des nouvelles technologies.


Extrait:
Que pensez vous du fameux argument souvent avancé par les partisans de la vidéosurveillance : "Si on n'a rien à se reprocher, les caméras ne doivent pas nous déranger" ?

Alex Türk : C'est un argument que j'entends souvent, dont je peux comprendre qu'il soit utilisé par des personnes de bonne foi qui n'ont pas une approche spécialisée de ces questions. Mais en réalité, c'est un argument erroné, bien entendu.

La question n'est pas de savoir si l'on a un reproche à se faire, la question est de savoir si une dérive dans l'usage d'une technologie peut aboutir, consciemment ou non, à notre insu ou non, à réduire le champ d'exercice de nos libertés. Et de ce point de vue, la possibilité de tracer les individus par la vidéosurveillance, la biométrie, la géolocalisation, et peut-être un jour les nanotechnologies, crée un véritable risque.


mardi 10 juillet 2007

Je retourne ma veste...

Un bel exemple de franchise en politique :
Ce soir là fin 2006, en direct dans l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couchés », sur France 2, Bernard Kouchner s’indigne des soupçons d’Eric Zemmour qui l’interroge sur sa proximité idéologique avec N.Sarkozy.
Le French Doctor s'insurge : «qu’est-ce que c’est que ces procès d’intention de merde?! Ca fait quarante ans que je suis de gauche! Me faites pas chier!»...
La suite, on la connait...

lundi 9 juillet 2007

Idées courtes


Un superbe diaporama sur 20minutes.fr :
"A l'issue de quatre jours de défilés parisiens, 20 Minutes vous révèle en avant-première le look qui fera fureur chez les hommes à l'été 2008: le short."
Comment porter le short en 10 leçons !
J'espère que d'içi l'été 2008, nous touverons autre chose à nous mettre !

samedi 7 juillet 2007

La voix du poète...

Sur Gallica on trouve un enregistrement de Guillaume Appolinaire récitant son poème : Le Pont Mirabeau
"C'est ainsi que le 24 décembre 1913, à 11 heures, Ferdinand Brunot (et Madame), l'ingénieur délégué par Pathé : Ravenet, les écrivains Paul Fort, Guillaume Apollinaire, André Billy et André Salmon se retrouvent aux Archives de la parole pour une séance d'enregistrement. Guillaume Apollinaire dit et enregistre trois de ses poèmes : Le Voyageur, Le Pont Mirabeau et enfin Marie. Puis, d'après André Salmon qui relate la séance, "il s'écoute, non sans stupeur. Ses amis le retrouvent, mais il ne se reconnaît pas ! Il est en effet des organes profonds de perception auditive dont nous ne jouissons que grâce au phonographe [...] lorsqu'il nous renvoie cette propre voix qui étouffe, quand nous parlons, les dites perceptions profondes, trop délicates ; les voix intérieures eût dit Hugo qui eût aimé l'invention du professeur Brunot. Ainsi à l'audition seconde nous entendons-nous, somme toute, pour la première fois, d'où une assez vive surprise. Après Guillaume Apollinaire, nous connûmes cette émotion, ce trouble, en entendant chanter notre double" ("Plus de livres... des disques !", in Gil Blas, 25 décembre 1913)"


Ce magnifique poème sur le temps qui passe à inspiré de grands artistes comme Serge Reggiani

et aussi Marc Lavoine :

Quelle version préférez-vous?

A qui le Tour ?

Qui va gagner?
Le premier, le second ou le troisième?
(heu, qui a gagné l'année dernière?)
Qui va craquer?
le trop dopé ou le pas assez?
A qui le Tour cette année ?...


En attendant la réponse vous pouvez consulter la chaîne officielle du Tour sur YouTube, une rétrospective des Tours précédents sur L'équipe.fr (avec l'INA), faire le parcours de l'étape du jour, le prologue à Londres en 70 secondes (à donfe avec les embouteillages et tout, et tout...) et....
Regarder l'hymne off-i-ciel (!) de la Grande Boucle ! (par ceux qui avaient fait : Coup De Boule)

Bien sûr on est loin des chroniques d'Antoine Bondin dans L'Equipe, qui a fait du Tour une véritable légende et de ces participants des héros, mais ce clip est le reflet de ce qu'est devenu cette épreuve dans l'évolution commerciale du sport en général.

Libido communicationnelle



vendredi 6 juillet 2007

should I stay or should I go

En hommage à Tony Blair, qui finalement aura beaucoup inspiré nos femmes et hommes politiques en france.

mercredi 4 juillet 2007

Consomation


(vu sur NuesBlog)
Ironique et sans concessions, cet essai en forme de collage virtuose réalisé autour du "gourou de l'antimondialisation", John Zerzan dénonce les dérives du libéralisme, la coercition médiatique et publicitaire, la course insensée au profit et le gâchis produit par la société de consommation. Ses paroles croisent ici celles de Berlusconi, Bush, Chirac, Poutine, Bill Gates et Fidel Castro, sur des images des manifestations de Gênes ou des dérives consuméristes (détritus, management, publicité...). Collage, manipulation des sons et des synchronisations, répétitions suggestives, montage incisif, musique dub et électro, slogans martelés... le film utilise les mêmes techniques que la publicité et les shows télévisés. Ironique à souhait, le documentaire interroge plus qu'il ne dénonce ou ne donne de leçon...
Terrorized Into Being Consumers, de Erik Gandini et Johan Söderberg, sorti en 2003, a fait grand bruit à sa sortie en Suède. Il est récemment passé sur Arte et a reçu le Silver Wolf Award, Festival international de documentaires d’Amsterdam.


Même si l'on ne partage pas toutes les idées de John Zeran, et notamment les solutions qu'il préconise (retour au primitivisme),on peu constater comme lui le dictât des multinationales sur nos existences à travers la société de consomation.
De plus, ce film documentaire est un bijou de réalisation et vaut vraiment la peine d'y consacrer 51 minutes pour le regarder.

lundi 2 juillet 2007

Transparence absolue

L'affaire du "salope" de P.Devedjian a permis de dénoncer le double langage ou la double attitude d'une partie de la Droite dite décomplexée.
Néamoins il est aussi intéressant de placer le débat sur la frontière entre la vie publique et la vie privée.
Ainsi Jacques Attali sur son blog pose (içi)les bonnes questions :
"Serait il désormais interdit de prononcer ce mot en privé? Serait il illégal de considerer que quelqu'un le mérite? Sera il un jour nécessaire de dénoncer à la police toute personne qui l'aurait employé dans une conversation intime?"
Ainsi peut-il reprendre un thème cher à ses écrits l'hypersurveillance.
Et de conclure : "Il serait honteux d'accepter que, désormais , nous vivions sous le règne de la transparence absolue. C'est la définition meme du totalitarisme. Les hommes politiques l'ont sans doute un peu cherché, en mettant leur vie privée sur la place publique, mais il ne faut pas accepter la dictature la transparence. Nos sociétés nous y conduisent déjà par les technologies. Il ne faudrait pas, en plus, qu'une morale naive nous y précipite."
Pourtant l’injure raciste, homophobe, handiphobe ou sexiste est pénalement sanctionnée lorsqu’elle est commise dans un cadre privé (articles R624-3, R624-4,et R624-4 du Code pénal), comme nul n'est censé l'ignorer (contravention qui fait encourir une amende 750 €).
Néanmoins, pour clore ce débat sur le respect de la vie privée d'une façon humouristique , je pense aussitôt à la mésaventure de Marge Simpson! :


samedi 30 juin 2007

Terrain glissant.

Malgrès de plates excuses, les réactions au "salope" de P.Devadjian vont bon train.
Lire l'article de 20Minutes.
«Ce n'est pas une façon de parler aux femmes, ni à qui que ce soit d'autre»,  a dit N.Sarkosy,  pour désavouer son ami!
Ainsi, au bal des hypocrites, notre Président est un danseur étoile !
Petit retour en arrière, de quelques mois :
L'écrivain et homme politique Azouz Begag (alors ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances)qu'il avait traité (en privé...) de "sale connard...je vais te casser la gueule..." (p161 du livre Un mouton dans la baignoire d'A.Begag).

vendredi 29 juin 2007

Dérapage.

C'est un mot qui fait beaucoup de bruit et de buzz dans tous les médias ce matin.
Le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, a traité l'ancienne députée du Rhône, Anne-Marie Comparini, de «salope», dans un reportage diffusé mercredi par la chaîne lyonnaise TLM et publié sur internet.
 Anne-Marie Comparini, du MoDem, a demandé, ce vendredi matin 29 juin, que le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, "s'excuse publiquement", après son propos la qualifiant de "salope". "Ces propos, je les trouve choquants, déplorables. Comment peut-on, dans notre pays, créer la culture du débat si l'on parle ainsi de ceux qui défendent des valeurs différentes", s'est-elle offusquée sur Europe 1.
Mme Comparini a estimé que le propos de Patrick Devedjian "témoigne d'un manque de respect à toutes les femmes, porte atteinte à la dignité des femmes". "Il ferait bien de s'excuser publiquement", a-t-elle ajouté, en précisant que M. Devedjian lui avait téléphoné jeudi soir "très tard".
voici l'extrait sur Dailymotion :

Comparini
envoyé par TDLYON

Toute la blogosphère c'est emparée du mot en question.
Malgré les discours d'apaisement, de rassemblement et d'ouverture voulu par le chef de l'Etat, on ne se prive pas, par petites phrases assassines et autre noms d'oiseaux de fustiger l'adversaire.
Ainsi, J.F. Copé, pendant la campagne des législatives avait affublé du qualificatif de cloportes, les militants de gauche.
Ce qui fait écrire à Serge faubert dans "ça grince" :
"Peut-être faudra-t-il suggérer à Fadela Amara d’expliquer à ses nouveaux petits camarades de la majorité présidentielle que les femmes ne sont ni putes, ni soumises et pas davantage salopes. Et que le gouvernement compte pas mal de cloportes recyclés, comme Kouchner et consorts. A trop insister, Nicolas Sarkozy finirait par passer pour le chef d’une bande crustacés – ce qui à tout prendre est mieux qu’une bande de mollusques, mais quand même."
De même, Sebastien Fontenelle dans Vive Le Feu en conclue :
"Mises bout à bout, ces jaillissures, dans leur brutalité, nous signalent, pour le cas où cela nous aurait quelque peu échappé, que nous sommes désormais confrontés à une créature from outer space qui n'a aucune intention de se laisser emmerder par des fiottes, par des bronzé(e)s, par des gauchistes, ou par des pouffiasses: la Droite."

jeudi 28 juin 2007

Annus horribilis.

Le forum permanent des sociétés de journalistes, qui regroupe les SDJ de 27 rédactions de radios, journaux ou agences de presse (L'AFP, Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, L'Humanité, Libération, Le Monde, La Tribune, Radio France...) à lancé mercredi 27 juin, lors d'une réunion d'urgence, un appel au chef de l'Etat au sujet des "menaces sur le pluralisme" de l'information.
Menaces notamment illustrées par l'affaire du rachat des Echos et d'une cession de La Tribune par le groupe LVMH.
Selon M.Blaye, président du forum des SDJ, "cette affaire est une caricature qui clôt une annus horibilis pour les journalistes français : concentration croissante, pressions, censures, mais aussi perquisitions, rien n'a manqué pour tenter de réduire leur indépendance"

Extraits de la de l'appel lancé par le forum au Président de la République (sur Libération.fr) :

"Les atteintes à l'indépendance des rédactions se sont multipliées ces derniers temps. Pressions, censures, conséquence le plus souvent d'une concentration excessive, mais aussi perquisitions contraires au droit européen, la liste est longue." (...)
"Le Forum demande au Président, garant d'une démocratie impartiale, de faire modifier la loi afin que le pluralisme de l'information soit respecté: depuis plus de vingt ans, le pluralisme a valeur constitutionnelle dans notre pays et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne assure, quant à elle, que la liberté des médias et leur pluralisme sont respectés.(...)
"Nos demandes sont les suivantes:
-Reconnaissance juridique des sociétés de journalistes
-Les SDJ veilleraient au respect des chartes de déontologie existantes et celle en cours d'actualisation par une groupe de travail issu des Assises du journalisme.
-Droit de veto lors de la nomination d'un directeur de la rédaction.
En ce qui concerne l'aspect judiciaire, seraient intégrés dans la loi tous les textes européens sur la liberté d'information."


Autre preuve, s'il en fallait, l'histoire de la mouche de la caricature de NS du dessinateur Plantu,
qui est reprise dans cette vidéo :

mardi 26 juin 2007

Cocorico ?

Le regard de nos voisins d'outre-atlantique sur la France et les Français aurait-il changé ?. Les nouvelles relations, plus détendues et sans complexe, entamées par le nouveau Président de la République, avec le pouvoir américain, porteraient-elles déjà leurs fruits ?.
Oui, à en juger par ce que dit dans son "talk show" cet animateur de télé :


Néanmoins, il ne faut pas s'y tromper.
Bill Maher est le roi du "Politiquement incorrect" dans la sphère médiatique américaine.
Très controversé pour ses déclarations anti-chrétienne et anti-catho, son émission "Politically Incorrect" disparaîtra en 2002.
En effet, après les évènements du 11 septembre, lors d'un débat avec un ultra conservateur, le présentateur avait eu cette réplique :
"Nous sommes des lâches en envoyant des missiles à 2000 miles de distance. Ça c'est de la lâcheté. Rester dans un avion qui va se crasher dans un building, on peut dire ce qu'on veut, ça n'est pas de la lâcheté."
(extrait plus long du débat sur Wikipedia)
La réaction ne tarda pas et son émission fut censurée par 17 stations d'ABC.
Mais depuis, notre animateur à su rebondir et continue de sévir sur la chaîne HBO, où i parle tout aussi librement dans son émission "Real Time".

lundi 25 juin 2007

Wimbledon sur Second Life

"Le gazon verdoyant des cours de Wimbledon. Le dodelinement de la tête des spectateurs. Il ne manque que la fine pluie londonienne... Car ceux qui ne peuvent pas assister aux matches de tennis de l'Open de tennis britannique pourront se consoler avec Second Life"....

"La diffusion d'une manifestation sportive sur un média en trois dimensions dispose d'un avantage certain par rapport aux télévisions classiques. Dans le monde de Second Life, qui compte désormais 7 millions d'inscrits, l'avatar a accès à des points de vue inédits. Il peut changer à volonté la perspective du terrain par un simple mouvement de souris. Le spectateur peut même adopter le point de vue du joueur et, par exemple, faire face à un service dont la balle atteint plus de 200 kilomètres par heure."...

A lire sur :


Wimbledon en direct sur Second Life
LEMONDE.FR | 25.06.07

© Le Monde.fr